L’exonération socio-professionnelle dans le calcul du revenu d’intégration sociale permet aujourd'hui au personnes émargeant au CPAS de gagner 229€ par mois sans que ces derniers soient retirés du revenu d'intégration pendant une période de trois ans.

Cette mesure a ses limites et ses effets pervers. La personne qui travaille et essaye de s'en sortir est pénalisée si elle travaille trop et les complications qui peuvent survenir sont excessivement démotivantes. Il n'y a aucune possibilité d'améliorer sa condition au delà de ces 229€..

Une réforme de ce système est à l'étude et ACT a une proposition à ce sujet.

Pour encourager les personnes à trouver du travail, même intermittent, il serait souhaitable que l'on définisse le montant équivalent jour que représente le RI.

Ce montant serait retiré du RI chaque jours où il y a un salaire à l'instar de ce qui se passe avec les chômeurs. 

Les agences sociales d’intérim pourraient faciliter l'engagement de ces personnes en concentrant une partie de leurs recherches d'offres d'emploi sur des contrats de très courte durée type "petits boulots".

Ces mêmes agences d’intérim sociales permettraient aussi aux personnes qui trouvent des donneurs d'ordres elles même de transformer la prestation en salaire moyennant un prélèvement moindre que lorsqu'elles travaillent dans le cadre conventionnel..

Dans ce cas, si la personne trouve un travail où elle négocie bien et est payée au delà du barême, en accord avec l'agence d'intérim, on pourrait splitter la somme sur le nombre de jours qu'elle représente au barême établi dans la commission paritaire du secteur dans lequel est exercée l'activité..

Cette mesure pourrait sortir une partie des gens de l'économie informelle et pour certains donnerait la possibilité de réunir le nombre de jours de cotisation pour intégrer la sécurité sociale et sortir du CPAS.

Elle permettrait aussi aux petits indépendants de pouvoir engager du personnel avec une maitrise absolue des coûts puisqu'ils auraient une simple facture à intégrer à leur comptabilité et ne seraient pas dans l'obligation de demander un numéro d'ONSS et d'avoir recours à un secrétariat social. 

Elle simplifierait aussi l'administration liée à la mesure tel que pratiquée aujourd'hui....